A l'école élémentaire le "français" occupe 10 heures hebdomadaires au cycle 2 et et 8h 30 par semaine au cycle 3. Ce temps doit être minoré  de la durée des indispensables et salvatrices récréations. Cela nous donne des plages horaires respectives de 8 h 20 et 6 h 40 ce qui fait du français la première discipline en terme de temps.

Est-ce trop ? Est-ce insuffisant ? Pourquoi ne ferions-nous pas confiance aux concepteurs des programmes car , à dire le vrai , la question des quotas horaires  ne nous paraît pas capitale même si lesdits quotas doivent être scrupuleusement respectés?

L'important , voire le fondamental, est ailleurs et est autre .

Il est dans la primauté ,dans l'état d'esprit, dans le souci permanent , dans l'effort pour acquérir les compétences et connaissances de base , et même un petit peu plus , requises pour l'entrée au collège.

Un nombre impressionnant , et irrecevable,  d'élèves entrant en classe de sixième  , nous dit-on , lit mal , lit très peu, voire ne lit pas.

Alors , oui , il faut redoubler d'efforts , précisément , pour éviter cette déplaisante conclusion.

Mais , nous retorquera-t-on, non sans raisons , on ne peut pas , dans nos classes ne faire que du français . L'école élémentaire est le lieu privilégié du règne de la polyvalence élément extrêmement enrichissant et de toutes façons officiel. Cela est vrai et se discute pas .

Mais les autres disciplines scolaire ne s'étudient pas dans la vacuité.

Elles exigent des gestes , requièrent des recherches ,suscitent des réflexions, suggèrent l'usage constant du dialogue etc...Elles réclament aussi , souvent , le recours à la sacralisation de la chose écrite matérialisée par une trace la plus explicite et la plus efficiente possible  . Tout cela ordonne l'emploi et le bon , voire le meilleur , usage de la langue parlée et in fine écrite .

Nous nous garderons bien de rédiger un vade-mecum aussi immodeste qu'illusoire . L'essentiel est de réserver à l'usage de la langue la meilleure et plus grande place possible ...